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14-18 : Le Saillant de Saint-Mihiel

14-18 : le Saillant de Saint-Mihiel

 

Fin septembre 1914, l’armée allemande vient de réaliser une trouée de plus de 20 km dans le dispositif de défense français, se rendant maître d’une grande partie de la plaine de la Woëvre, des côtes de Meuse et la ville de Saint-Mihiel. Une hernie se forme sur la ligne de front : le Saillant de Saint-Mihiel. Celui-ci s’étend de Pont-à-Mousson à l’est jusqu’aux Eparges au nord, en passant par Saint-Mihiel qui restera occupée comme de nombreux villages alentours pendant 4 ans. La région sera le théâtre de violents combats jusqu’à sa libération par les troupes franco-américaines sous le commandement du général Pershing en septembre 1918. Aujourd’hui, de nombreuses traces des combats restent visibles : tranchées, forts, monuments commémoratifs.

 

Carte touristique représentant le Saillant de Saint-Mihiel

©Office de tourisme Cœur de Lorraine 

 

A voir notamment : les sites de tranchées à proximité de Saint-Mihiel - Apremont la forêt

 

 « Bois d’Ailly, tranchée de la soif », « tranchée des Bavarois et de Roffignac », « Bois brûlé et Croix des redoutes »

 

Tranchées et ouvrages bétonnés allemands, tranchées françaises reconstituées, créneaux de tirs et de guet, monuments commémoratifs et panneaux explicatifs vous permettront de vous représenter l’âpreté des combats sur site. Les sites sont en accès libres. Chaussures fermées recommandées.

 

Visites guidées les vendredis et dimanches de mai à septembre, réservation conseillée : 06.89.22.10.43.

 

A voir notamment : - le site de la crête des Eparges

                                   - le mémorial de Montsec 

                                   -  l’église de Marbotte

                                   - l’exposition « Le Saillant de Saint-Mihiel, de l’occupation à la libération »

                                   - le musée de Marbotte 

 

A voir notamment : les fortifications de type Séré de Rivières

 

Suite à la défaite de 1871 et à l’annexion de l’Alsace-Lorraine, il est décidé d’ériger un système de fortification pour protéger notamment le nouveau tracé de frontière entre la France et l’Allemagne. Ce système va porter le nom de l’initiateur du projet : le Général Séré de Rivières.

 

Dès 1873, le rideau défensif, composé de forts espacés de 5 à 10 km capables de se défendre mutuellement, commence à être érigé. Ce dispositif jouera un rôle majeur lors de la Grande Guerre.

 

A visiter en Cœur de Lorraine : le fort de Jouy, le fort de Liouville, le fort de Troyon

 

A voir également…

 

La Vaux-Marie

 

Quelques jours avant l’offensive sur la plaine de la Woëvre et les Côtes de Meuse, dans le but d’encercler Verdun l’armée allemande réalise une avancée rapide à l’ouest. Pour stopper celle-ci, les troupes françaises, dont le 106ème RI de Maurice GENEVOIX, prennent position près de Rembercourt. Elles subissent plusieurs jours de bombardements intenses. L’offensive allemande est repoussée dans la nuit du 9 au 10 septembre 1914 au prix de lourdes pertes.

 

A voir : cimetière allemand, cimetière français, monument de la Vaux Marie, Rembercourt-Sommaisne.

 

La Voie Sacrée

 

La route qui relie Bar-le-Duc au sud à Verdun au nord revêt une importance stratégique pour l’armée française en 1916. Seule route permettant d’acheminer les troupes, munitions et provisions sur le front, elle servira d’artère logistique vitale pendant la bataille de Verdun.

 

Durant les premiers mois de la bataille, ce sont plus de 600 camions par jour qui vont transporter sur cette route des milliers d’hommes et de tonnes de matériel. La route sera nommée « le Voie Sacrée » à l’issue de la bataille, avant d’être numérotée RD1916 en 2006.

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